COMMUNAUTES

CHRETIENNES DE BASE

GENEVE ET ENVIRONS

La CCB d'Ecogia

La communauté œcuménique de base d’Ecogia est dès le départ œcuménique car elle est issue de l’AOT ( Atelier Oecuménique de Théologie )

A tour de rôle, un prêtre catholique et un pasteur protestant président une Eucharistie où chacun et chacune est invité.

Les participants sont conviés dès 10h pour répéter les chants, puis la célébration commence à 10h30.

 

Dans un accueil chaleureux, nous nous réunissons librement autour de Jésus Christ afin qu’il vive en nous, et pour avancer sur le chemin de partage tout en respectant nos différences.

La Parole biblique est célébrée au-delà des divisions que l’histoire a laissées entre les Chrétiens.

Nos membres sont en lien avec les Eglises.

 

La communauté reste ouverte à celles et ceux qui auraient envie de participer aux célébrations à titre occasionnel ou régulier.

 

Deux personnes de la CdB d’Ecogia assurent la responsabilité de son fonctionnement administratif. Cet engagement est pris pour deux ans. Les membres participent aux frais de location et de fonctionnement.

Calendrier  des

célébrations 2017

 

4 février 2017

4 mars   2017

1er avril 2017

6 mai     2017

10 juin   2017

 

Lieu des célébrations

Salle paroissiale

Eglise St-Martin

Onex

Soutien des "Amis de Mar Moussa"

« Depuis janvier 2016, la communauté œcuménique d’Ecogia soutient les « Amis de Mar Moussa ».

Mar Moussa el Habashi (Saint-Moïse l’Abyssin) est un monastère en Syrie, situé à 80 kilomètre de Damas.

Il abrite une communauté monastique œcuménique et mixte de rite syriaque catholique. Cette communauté a été fondée en 1982 par le Père Paolo Dall’Oglio, jésuite italien.

 

Le Père Paolo a été enlevé en juillet 2013.

Mais la communauté, conduite par le Père Jacques Mourad, continue à secourir la population de la région sans discrimination religieuse avec un courage remarquable, car la guerre est passée par là et continue de menacer la région.

Soigner, soutenir les personnes les plus vulnérables, offrir des formations aux jeunes sont les principales actions de cette communauté monastique. »

Soutien d'un projet de développement 2012-2015

Soutien d'un projet de développement 2012-2015

Soutien à l’association Secoya : Service de Coopération avec le Peuple Yanomami.

 

Voici des éléments de leur dossier de demande de soutien :

 

Cette association brésilienne, fondée en 1991 travaille auprès de 19'800 indiens Yanomami vivant en Amazonie brésilienne. Ils représentent 11 % de la population du Brésil.

 

Il y a deux ans, nous avons rencontré Silvio Cavuscens, sociologue et spécialiste des peuples indigènes, qui nous a présenté les quatre axes de travail de Secoya, construits en fonction des besoins rencontrés depuis sa fondation: ces axes sont la santé, l'éducation, l'agriculture et la participation citoyenne. L’association a pour éthique d’éviter le paternalisme et le « faire à la place » des Yanomami.  C’est une organisation de référence auprès de la société amazonienne.

 

Le travail a commencé par l’amélioration de la santé des indiens, principalement touchés par la tuberculose, la malaria et des maladies respiratoires aiguës. Depuis 1994, des agents de santé indigène sont formés.

Puis en 1999, la Secoya a commencé sa collaboration avec la Fondation Nationale de la Santé et développé des programmes spécifiques de vaccination, de santé des femmes et des personnes âgées, de participation citoyenne.

En 2009, la Fondation Nationale de la Santé a pris seule la responsabilité de l’assistance primaire. En 2010, en collaboration avec les leaders Yanomami, la Secoya a construit des stratégies de diminution de la dépendance envers la santé allopathique, en valorisant les savoirs traditionnels.

 

Depuis 1992, la Secoya propose un programme éducatif préservant et valorisant la culture Yanomami avant d’introduire la langue portugaise. La reconnaissance du certificat professionnel des enseignants Yanomamis qui ont été formés, (suivant 12 étapes de formation) est en cours auprès du ministère de l’éducation brésilien. Leur droit à une éducation différenciée sera ainsi avéré. 

 

En 2002, les Yanomami rencontrant de plus en plus régulièrement la société régionale, la Secoya a initié un programme de développement durable afin d’améliorer leur alimentation en valorisant les techniques traditionnelles d’agriculture. Des agents agro-forestiers Yanomami travaillent dans chaque village pour assurer une sécurité alimentaire, la commercialisation de leurs produits et la sauvegarde de savoirs ancestraux.

 

Les indicateurs de santé démontrent une augmentation démographique significative et les Yanomami ont pris leur place dans les sphères politiques brésiliennes, notamment en ce qui concerne la santé.

 

Mais, même si leurs droits ont été inscrits dans la Constitution, ils ne sont toujours pas reconnus comme citoyens brésiliens à part entière. Ainsi, lorsque des exploitants forestiers et mineurs envahissent leurs territoires, perturbant gravement la gestion de leur environnement naturel, menaçant leur culture, les autorités gouvernementales n’assurent que timidement l’application des lois.

De plus, des projets économiques convoitant les territoires indigènes veulent influencer  les projets de lois discutés au Congrès National afin de réduire les droits des peuples autochtones. Enfin, la coopération étatique du Brésil s’est retirée de plusieurs organisations sociales amazoniennes dont la Secoya.

Il lui faut donc trouver les moyens pour continuer à travailler en améliorant les conditions de travail au siège de Manaus, et assurer une bonne communication entre le siège administratif et l’équipe de terrain afin de pouvoir répondre à une situation d’urgence.

 

Les dons récoltés lors de nos célébrations depuis l’automne 2011 ont permis de rénover le centre opérationnel situé à Santa Isabel do Rio Negro. Ce centre assure le lien entre le siège administratif à Manaus (à 750 km) et le travail sur place avec les Yanomami. Il sert de relais pour les déplacements en bateau et pour la communication par radio et internet entre une dizaine de villages qui regroupent de 100 à 300 personnes le long du Rio Negro.

 

En effet, le siège de Manaus demande maintenant des moyens d’améliorer son travail de gestion. Des ordinateurs serviront aux activités des programmes d’éducation scolaire bilingues et interculturels, ainsi que pour l’éducation à la santé. Une salle de réunion, pourvue de mobilier et d’une climatisation, permettra aux équipes de se rencontrer, d’organiser une bibliothèque, préparer les cours et le matériel didactique.

Enfin, une radio mobile facilitera l’organisation des services logistiques entre les villages, surtout ceux qui sont d’accès difficile et ne bénéficient pas encore de moyens de communication.

 

 

En février dernier, nous avons eu le plaisir de faire connaissance avec Sylvie Petter, qui est infirmière. Elle nous a présenté son travail au sein de la Secoya, en collaboration avec l’association « É-changer ». Depuis trois ans, elle voyage pendant deux mois entre les villages, trois fois dans l’année, avec une collègue.

 

Voici quelques notes glanées au fil de sa présentation illustrée par ses photographies.

 

Dans les villages, des écoles ouvertes ont été construites. Ainsi chaque Yanomami, quel que soit son âge, vient apprendre à lire et écrire dans sa propre langue,en portugais et acquérir des outils mathématiques. L’enjeu est de se faire respecter au quotidien par les non indiens qui viennent jusqu’à eux. Des enseignants bilingues sont aussi formés afin de pouvoir défendre leurs droits face aux autres populations brésiliennes.

 

La Secoya forme des agents de santé et met à leur disposition une pharmacie de base au centre de santé. Les indiens souffrent principalement de tuberculose et de maladies respiratoires aigües, ainsi que de la malaria. Mais ils attrapent aussi la grippe, des diarrhées, des infections cutanées. Les agents de santé et deux infirmières qui collaborent doivent tenir compte des deux visions différentes des maladies  lors de leurs consultations et pour prescrire un traitement ou donner un conseil de prévention.

 

La terre est peu fertile car très sablonneuse. Mais une agriculture substantielle complète les produits de la chasse et de la pêche. Il faut relever qu’un enfant Yanomami est autonome pour se nourrir dès l’âge de quatre ans. Il a passé beaucoup de temps à observer et imiter les adultes.

 

Les territoires Yanomami ont été homologués il y a vingt ans, mais des chercheurs d’uranium ou d’or (utilisant du mercure qui pollue les cours d’eau), les coupeurs de bois, reviennent régulièrement.

Les jeunes Yanomami partent quelques temps en ville, mais reviennent pour la plupart dans la forêt, car ils constatent souvent qu’ils sont exploités.

 

 

Nous vous signalons une autre ONG à Genève en lien avec la Secoya: il s'agit d'AYA (Appui aux Indiens Yanomami d'Amazonie) : chemin de la Vi-Longe, 15 - 1213 - Onex.

La communauté se reconnaît dans le « testament spirituel » laissé par Charles Devaud au moment où il l’a quittée après avoir été son ministre catholique pendant de nombreuses années. 

 

 

« Nos convictions » par Charles Devaud

 

« Après tant d’années vécues dans la communauté, au moment de remettre le flambeau à Joseph Hug, je voudrais redire les convictions qui nous ont habitées tout au cours de ce « petit bout de chemin fait ensemble ». Pour formuler ces convictions, je m’inspire du document que nous avons publié en juin 1981, en tant qu’enseignants de l’AOT.

 

Nous avons voulu que notre communauté soit un lieu où il devient possible de nous laisser interpeler à la fois par la Parole de la Révélation et par nos présences au monde, et de pouvoir ensemble faire eucharistie. Ce qui nous a conduit à retrouver, à re-prendre et à mieux comprendre ce que nous vivons au sein de nos traditions  et de nos institutions, sans nous ensabler dans des querelles d’héritages.

 

Au cours de ces années, nous avons mieux pris conscience qu’il n’y a de vérités dignes de ce nom que celles qui passent aussi par le chemin de l’autre. Ce qui change, lorsque nos racines se plantent en profondeur, c’est la vérité de l’autre. La prière et le partage nous ont fait découvrir qu’au-delà des langages historiques passés et de la pluralité des horizons, il est possible de vivre et d’exprimer une compréhension qui s’enracine dans une unanimité de fond. L’existence d’un lieu comme notre communauté de base atteste modestement qu’il nous est devenu impossible d’accepter d’être divisés par les épreuves ou les tensions institutionnelles qui peuvent survenir.

Le Seigneur de notre foi nous précède en se donnant le premier. Tant à l’égard de sa Parole que de l’actualisation du geste fondateur qu’est le « Repas du Seigneur », nous ne pouvons plus faire état de divisions. C’est pourquoi nous nous rassemblons dans une pratique eucharistique qui exprime et fortifie notre foi, nous réjouissant de la diversité des regards sur cet unique trésor.

 

Sans rien renier de nos appartenances, nous croyons qu’il n’est plus possible de proposer deux sortes de pain à un monde qui meurt de faim et le vin de notre Pâques n’a plus le goût de l’amertume. Nous célébrons l’eucharistie parce qu’en mémorial de Lui, nous revenons de nos exils. »